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Shadow Sisters

Danse, musique et sororité

Une pièce chorégraphique et musicale pour 4 danseuses et 1 musicienne
À partir de 10 ans · 55 min
Création 2020


5 femmes et leurs fantômes

Ceux du passé, liés à l’enfance, ceux qui viennent habiter le présent sans y être invités et ceux qui envahissent le futur en fonction des choix que l’on fait.

Shadow Sisters interroge la place des femmes et les rapports de domination, de l’intime au collectif. Sur scène, les corps dansent, chantent, se confrontent, s’entraident et s’unissent.

Peu à peu, le « je » devient « nous ». La sororité — l’état d’être sœur — devient alors essentielle.

ShadowSisters©LionelPesqué

De l’intime au collectif

La création de Shadow Sisters s’est construite au plateau, avec les interprètes, à partir de leurs singularités. Il ne s’agissait pas de fabriquer un corps féminin unique ou une représentation commune de « la femme », mais au contraire de faire apparaître des corps, des âges, des sensibilités et des histoires différentes.

Sur scène, cinq femmes dansent, chantent, se confrontent, se soutiennent, se portent. Elles peuvent faire surgir tour à tour la sœur, la mère, l’enfant ou la grand-mère, sans jamais devenir des personnages au sens théâtral du terme. L’histoire circule d’un corps à l’autre. Une interprète peut porter seule une parole ou une expérience, avant que le groupe ne vienne l’accompagner, la contraindre, la soutenir ou prendre en charge avec elle ce qui semblait d’abord n’appartenir qu’à son histoire.

Cette circulation entre l’individuel et le collectif est devenue l’un des principes de construction chorégraphique de Shadow Sisters. Les mouvements d’ensemble ne cherchent pas à effacer les différences entre les interprètes. Même lorsqu’un même geste est partagé par toutes, chacune le traverse avec son propre corps. La forme peut être commune, le geste reste singulier. Peu à peu, les corps isolés s’agrègent, se séparent, résistent, s’effondrent ou font groupe. Le corps individuel devient alors corps collectif, porteur d’une histoire qui le dépasse.

Il fallait pour accueillir ces récits inventer un espace particulier. Nous avons imaginé le plateau comme un lieu protégé, délimité par des règles et des codes, dans lequel les corps et les paroles pourraient se déposer. Les rituels ancestraux, les incantations, la figure des sorcières ont nourri cet imaginaire. Lorsque le public découvre les cinq femmes, elles sont déjà réunies. Elles construisent ensemble, dans le murmure d’un chant ancien, l’espace dans lequel leurs histoires vont pouvoir apparaître.

Mais cet espace n’est pas un décor immuable. Au fil de la pièce, il est éprouvé, traversé et transformé par celles qui l’habitent. Comme les femmes elles-mêmes, il se métamorphose. Le rituel devient alors un moyen de faire surgir les fantômes, de les regarder, de les confronter au présent et peut-être de s’en libérer.

Shadow Sisters s’est ainsi construite comme un mouvement : partir de l’intime pour rejoindre le collectif, faire d’une histoire personnelle une histoire partagée, et chercher dans le groupe non pas l’effacement des singularités, mais une possibilité de soutien, de puissance et d’émancipation.

Equipe artistique

Chorégraphie et scénographie · Stéphanie Bonnetot
Assistante à la chorégraphie · Ysé Broquin
Création musicale et interprétation · Marie Sigal
Création lumière · Manfred Armand
Interprétation · Claire Massias, Salima Nouidé, Ysé Broquin ou Tésia Peirat, Marie Sigal et Stéphanie Bonnetot ou Naomi Charlot
Photographies · Lionel Pesqué

Teaser

Production et partenaires

Production · Compagnie Paracosm
Coproduction · Odyssud Scène des possibles · CMN / L’Hélice
Soutiens · Département de la Haute-Garonne · Ville de Pamiers · Ville de Blagnac
Résidences de création · Espace Roguet / Toulouse · Odyssud Blagnac · Centre Culturel Alban-Minville · Ville de Pamiers · L’Escale Tournefeuille · Conservatoire Résonnance